J’ai beau être un accro des nouvelles technologies, je n’en reste pas moins quelque peu épicurien, et lorsque 1855 me propose de venir tester des vins sur un thème particulier, j’essaye généralement de répondre présent. Cette soirée était consacrée aux vins du monde, et j’ai ainsi pu profiter du cadre fantastique du grand salon de l’hôtel Intercontinental pour découvrir quelques saveurs vinicoles de notre chère planète.

Superbe lustre dominant l’immense salon de l’Intercontinental
J’ai décidé d’y aller au petit bonheur la chance, en commençant par des vins d’Afrique du Sud, avec un Robertson (Shiraz, 2006, rouge, 8€), puis un Kanonkop Pinotage (Pinot noir, 2004, rouge, 26€) et enfin un Blaauwklippen Estate (Merlot, 2004, rouge, 13€). dans l’ordre d’arrivée, le Blaauwklippen a eu ma préférence, suivi du Robertson, pour finir par le Kanonpop. Il est vrai que j’étais encore a jeun, mais à l’heure à laquelle je suis arrivé, il ne restait que quelques morceaux de pain.
Pour aller encore plus loin, j’ai enchaîné avec un Te Mata (Cabernet Merlot, 2003, rouge, 20€) de Nouvelle Zélande, qui m’a agréablement surpris, mais j’aurais en fin de compte dû le boire avant ceux d’Afrique du sud.
Je suis alors allé chercher des vins un peu plus puissants, me dirigeant alors vers les amériques, via un comptoir argentin, pour tester un Altos Las Hormigas (Bornada, 2008, rouge, 10€), qui m’a remis un peu de chaleur en bouche. J’ai fait la bêtise d’enchaîner avec un vin d’Amérique du Nord, avec un Shafer (Syrah, 2000, rouge 58€), que j’ai trouvé plutôt plat, mais surtout très cher en rapport au plaisir apporté.

Nous avons été très bien accueillis à tous les comptoirs
Je décide de revenir sur notre vieux continent, pour faire un tour par l’Italie, avec un Guicciardini Strozzi (Chianti, 2007, rouge, 12€), qui ne me laissera pas un souvenir impérissable, puis par la péninsule ibérique, avec deux vins espagnols, un Petalos de Bierzo (2008, rouge, 17€), puis une série de Toro Albala Don Pedro Ximenez (blanc, dans l’ordre 1971, 26€ la 1/2b., 1979 – 42€ & 1947), un pur délice. C’est à ce moment que je vois revenir des plateaux de fromage, et cela tombe bien, car un petit peu de bleu avec un vin doux, c’est parfait. Bon, maintenant il n’y a plus de pain, mais cela n’est pas grave.
Je repars donc vers les contrés sud-américaines, pour me refaire un peu le palais. Un petit tour au Brésil, avec un Miolo Brut (blanc, 11€), histoire d’exploser un peu mes papilles, et qui n’a rien à envier à nos champagnes. Parfait pour repartir sur des produits plus terre à terre. Justement, le comptoir chilien situé juste à côté me propose un Escudo Rojo (2008, puis 2004, rouge, 13€), qui me plaît assez, mais je vous avoue que j’ai une certaine tendresse pour les vins chiliens. Un nouveau passage par la Nouvelle-Zélande, dont je préfère oublier le breuvage.
Je refais un saut au stand italien d’où je me suis fait évincer auparavant par un espèce de malotru qui a bousculé tout le monde avec une approche de drague à 4 sous, pour profiter d’un moment plus calme.

La charmante Natalia Strozzi, de chez Guicciardini Strozzi
Je commence par un Castello di Ama Al Poggio (2006, blanc, 29€), qui pour moi est un excellent vin de table, pour continuer avec un Passito di Carole Bouquet (2005, blanc, 50€), très frais en bouche… d’ailleurs, je l’aurais je pense encore plus apprécié avec un ou deux degrés de moins. Le sourire charmant de Natalia faisait de toutes façons que tout breuvage devenait un nectar.
Je n’ai pas pu m’empêcher de refaire une visite au comptoir de dégustation du Toro Albala de 1947, qui, après une certaine habitude revient de son goût de sirop de fruits rouge saturé de sucre à celui d’un très vieux vin, composé de milliers de subtilités de goûts. J’ai fini par en avoir le prix, il est proposé autour de 100€, ce qui est pour moi assez raisonnable, compte tenu de l’année du vin.

Le Toro Albala de 1947, un excellent rapport qualité/prix
Comme vous pouvez le constater, je n’ai pas un langage de sommelier pour exprimer mon plaisir du vin. En effet, je préfère laisser parler mon cœur, et un vin, je l’aime, je l’apprécie, ou je ne l’aime pas. C’est tout. C’est mon plaisir, et cela me convient parfaitement.
Prix (TTC) : tout au long du texte
Lien : www.1855.com