Archive pour novembre 2007

Outils – Récupérer des photos effacées sur une carte mémoire

Dimanche 18 novembre 2007

Lors de mon dernier déplacement à l’IFA, il m’est arrivé un pépin, bénin, mais ennuyeux. J’avais été invité à une soirée VIP dans une boîte branchée de Berlin, et au cours de la soirée j’ai sympatisé avec un groupe multinational (allemand(e)s, russe(s) et français). j’avais mon appareil photo, et je me suis amusé à prendre quelques clichés de l’ambiance, à la suite de mes photos prises sur le salon. Lorsqu’à un moment, une des filles présentes a voulu regarder mes prises de vue, et a « malencontreusement » actionné l’option d’effacement de toute la carte mémoire… je n’ai aucune idée de la volonté de cette action, mais d’un coup deux journées entières de photos passaient à la trappe. Mon premier réflexe a été de retirer et verrouiller la carte mémoire, pour la remplacer par une neuve.

De retour à paris, j’ai essayé plein d’astuces et de programmes du gratuit au payant (ceux disponibles à l’essai), pour ne rien obtenir. J’en ai pris mon parti, mais j’ai quand même conservé la carte en l’état. Jusqu’à ce que la semaine dernière je trouve par hasard pas un mais deux programmes soit-disant miracles. j’ai évidemment tenté ce week-end de lancer une opération de sauvetage… et là, miracle, ces deux programmes m’on restitué la totalité de mes images. Leurs approches et leurs interfaces sont différentes, mais le résultat est là, cela fonctionne.

La carte SD est une SD 1 Go de PNY, indiquée comme vide dans ses propriétés sous Windows.

PhotoRec 6.8

Ce programme est écrit par un français, Christophe Grenier, et est disponible sur http://www.cgsecurity.org/wiki/PhotoRec, sous la forme de donationware. D’un premier abord, il peut rebuter l’utilisateur moyen, car son interface est DOS… lorsqu’on le lance, il affiche une belle fenêtre à l’ancienne:

PhotoRec 6.8

Il faut alors avoir un peu de connaissances sur les volumes, partitions, systèmes, etc. mais on s’y fait vite, d’autant plus que les opérations de base ne sont pas dangereuses:

PhotoRec 6.8

Lorsque finalement on a effectué tous ses choix, on demande de démarrer la récupération des fichiers. Et là, si on est sous Vista (oui, je sais), et que comme moi qui essaye de garder un disque rangé, on a installé le programme dans le dossier « Programmes Files », cela ne fonctionne pas, car il n’a pas le droit d’écrire dans ce dossier. Il suffit simplement de placer le dossier du programme dans un autre dossier (« Mes documents », par exemple), et de recommencer la manoeuvre:

PhotoRec 6.8

En ce qui concerne ma carte, il a été créé un dossier « recup_dir.1″, qui contenait 414 fichiers (soit 412 photos & 1 film), nommés sous la forme fnnnnnn.jpg, conservant la date de leur prise de vue. Après un premier contrôle, je pense affirmer que tout y est.

PhotoRec 6.8

PhotoRec a eu besoin d’environ 10 mn pour récupérer l’ensemble des photos, incluant la phase d’analyse.

Zero Assumption Recovery 8.3

Ce programme fait partie d’une série d’outils payants, mais dont la particularité est que la fonction de récupération des photos est gratuite, avec une petite limitation du nombre de dossiers à traiter simultanément. Vous le trouverez sur http://www.z-a-recovery.com/digital-image-recovery.htm. la première différence importante par rapport à PhotoRec est que son interface est graphique. Ensuite, pour un utilisateur non spécialiste des partitions, il lui sera plus facile de sélectionner les données à traiter, ainsi que le répertoire de destination.

ZAR 8.3

L’opération étant lancée, il suffit d’être un peu patient.

ZAR 8.3

Le résultat est finalement obtenu avec 419 fichiers récupérés (418 photos & 1 film) et placés dans un dossier « ROOT » en ce qui me concerne.

ZAR 8.3

13 photos endommagées, mais 5 photos de plus que pour PhotoRec.

ZAR 8.3

Temps total pour l’opération 20 mn. Par contre un fichier de log est généré, comportant des détails sur les opérations.

Conclusion

En ce qui me concerne, j’ai une petite préférence pour PhotoRec, principalement car toutes les photos récupérées étaient exploitables, et aussi parce qu’il est deux fpis plus rapide. Cela étant, je pense utiliser systématiquement les deux programmes, car ZAR a récupéré des photos supplémentaires à celles de PhotoRec, et au final, un assemmblage des deux récupérations me donnera un résultat plus complet. ZAR a aussi l’avantage de proposer une interface plus conviviale. Au final, les deux programmes étant par défaut gratuits, pensez simplement à leurs développeurs, un petit don les aidera à améliorer leurs futures versions.

NEOVIA JOAIO – Pocket HP-100

Lundi 12 novembre 2007

Cette petite enceinte chromée se présente d’un premier abord comme un objet précieux, avec son aspect brillant et son toucher doux. On pense tout de suite au design iPod qu’Apple a su imposer dans le monde de l’électronique grand public. Vendue dans un écrin cartonné plus design que pratique, avec ses nombreux compartiments et boîtes, il reste dans les mains l’enceinte, sa housse, deux câbles et un multiplicateur USB. A l’usage, on regrettera que ladite housse ne dispose pas d’un compartiment pour les accessoires, car d’une part ils rentrent juste dans la housse elle-même, d’autre part ils finiront à la longue par marque la touche chromée de l’enceinte.

NEOVIA JOAIO - Pocket HP-100

Joli design et bon son pour votre lecteur MP3

Côté performances, et vis à vis de sa taille, cet ensemble sonore ne s’en tire pas mal, bien que manquant de basses et rapidement saturé dans toutes les fréquences dès que l’on monte le son. Testée avec de multiples appareils, elle a toujours répondu présent, que ce soit en tant que haut-parleur USB ou via le câble jack. Le multiplicateur USB fait d’une part office de pied, et a d’autre part le rôle d’alimentation multiple pour l’enceinte et un iPod, cela avec la même alimentation secteur. Bien joué dans tous les cas.

L’autonomie est bonne, car bien que non mesurée, elle s’est suffi de sa recharge pleine au départ, puis des petites recharges d’appoint lors des tests en connexion USB, durant tout un week-end.

Un accessoire Bluetooth devrait arriver sous peu pour transformer cet ensemble en enceinte Bluetooth, un point supplémentaire.

Proposée à 99 € TTC, elle paraît un peu chère, en comparaison de la floraison d’enceintes offrant le Bluetooth en natif. Mais sa taille mini reste un atout majeur.

CARDO – Scala Rider Teamset

Vendredi 9 novembre 2007

Ayant équipé il y a près de 6 mois mon casque moto d’un Scala Rider de Cardo, fourni avec le TomTom Rider 2, j’avais depuis la rentrée un peu abandonné son usage, que je trouvais un peu aléatoire. Mais j’ai quand même décidé de tester le Scala Rider Teamset, modèle équivalent mais composé de deux ensembles de casques micro.

A l’ouverture de la boîte, le nombre de pièce semble assez impressionnant, et on se demande comment on va faire tenir tout cela dans les casques. Mais il est vrai qu’il y a deux ensembles complets, et que certaines pièces sont soit pour le montage, soit de rechange.

CARDO Scala Rider Teamset Montage

La totalité des pièces composant le Scala Rider Teamset

Le kit comporte un support à fixer au bord du casque, auquel sont relis les écouteurs, qui seront glissés et fixés avec leurs fils à l’intérieur du casque.

CARDO Scala Rider Teamset Montage

Détail de la connexion du module sur la base fixée au casque 

Entre l’ouverture de la boîte et la disposition de toutes les pièces sur la table, et la fin du montage, en respectant scrupuleusement les instructions, et en y mettant un soin particulier, il m’a fallu environ 1/4 d’heure pour disposer des deux ensembles montés et prêts à fonctionner.

CARDO Scala Rider Teamset Montage

Les deux kits sont montés sur les casques

L’ensemble fait très propre, reste à voir ce que cela donne à l’usage.

CARDO Scala Rider Teamset Montage

Cela semble dépasser un peu, mais à l’usage, ce n’est pas vraiment gênant

Il reste alors juste à apairer le casque principal avec le TomTom Rider 2, sachant que les deux casques sont fournis déjà pairés. J’ai cependant effectué un nouvel apairage des deux ensembles, car je n’arrivais pas à communiquer entre eux. Première constatation à la maison, impossible de déclencher le mode talkie-walkie par la voix. Le mode d’emploi indique qu’il suffit de parler un peu plus fort, mais quand les enfants nous ont aperçus, ma femme et moi, autour de la table de la cuisine à nous invectiver, ils ont bien rigolé. J’ai fini par tester le mode manuel, qui lui a fonctionné du premier coup.

L’étape suivante a consisté à utiliser le Scala Rider Teamset dans des conditions réelles. Cela tombait bien, j’avais pour mission de déposer et récupérer ma femme à son bureau matin et soir, nous étions en pleine période de grèves. Comme lors du test à la maison, impossible dans un premier temps de déclencher le talkie-walkie par la voix. Retour au moide manuel, on a fini par s’entendre en roulant. Mais après quelque temps de silence, coupure de la liaison, impossible de la relancer. Puis un peu plus tard, sans comprendre pourquoi, le mode automatique a fini par se déclencher. Petit bémol cependant, même avec le volume à fond, et bien que l’écoute soit diffusée dans les deux oreilles, cela reste un peu faible. De plus, le réglage du volume est difficile à effectuer, car à force de monter le son, on retourne à zéro.

En ce qui concerne la liaison avec le TomTom Rider 2, aucun problème, et encore mieux, j’ai fini par comprendre pourquoi mon modèle simple ne voulait plus fonctionner. Il existe une astuce pour désactiver le mode menu réduits lorsque le Rider est sur son support, en patchant un des connecteurs centraux sur le support. Le Rider reste alimenté, mais propose toutes les fonctions. Seul souci, non des moindres, la liaison Bluetooth ne fonctionne plus pour les instructions routières (alors que le mode téléphone mains libre reste fonctionnel). Pour les appels téléphoniques, zéro défaut, avec un son très suffisant, comme pour les instructions du Rider. Juste quelques petits clics de temps en temps, mais ne faisons pas trop les difficiles, les bruits autour d’une moto ou d’un scooter qui roule sont beaucoup plus importants.

Il faut savoir que seul le casque/micro principal (donc normalement celui du conducteur) peut être relié à un appareil Bluetooth, que ce soit un téléphone mobile ou un GPS. L’ensemble du passager ne dispose que d’une liaison Bluetooth avec le conducteur. De même pour les instructions du GPS, seul le conducteur y a droit. Cela serait une excellente idée pour CARDO de faire évoluer ce produit afin que les deux utilisateurs puissent entendre les instructions du GPS, mais aussi que le casque/micro du passager puisse s’appairer avec son mobile. Cela serait d’ailleurs plus justifié, le passager ayant moins à faire attention à la conduite.

CARDO propose aussin un Scala Rider muni d’un tuner FM. On pourrait aussi rêver d’un futur produit plus complet, qui incorpore un tuner FM dans chacun des ensembles pilote & passager, avec, cela va de soit, chacun sa station préférée. Bien sûr, les instructions du GPS, les appels téléphoniques et le mode talkie-walkie prenant la ligne quand cela est nécessaire.

Côté consommation, rien à redire. Après avoir chargé les deux casques/micro durant une nuit complète, un usage quotidien d’environ 1 à 2h par jour, a permis de tenir environ une semaine. Il faut donc penser à retirer les récepteurs lorsqu’ils se déchargent pour refaire le plein la nuit suivante. La recharge se fait par un adaptateur secteur, avec une connexion par prise d’alimentation, protégée contre la pluie par une pastille en caoutchouc lorsqu’il est sur le casque. En ce qui concerne la recharge, j’aurais bien vu un adaptateur 12V/9V restant à disposition dans le top case, pour permettre de les recharger sur la moto.

Comme il est fortement recommandé de ne pas trop serrer les vis sur le casque, le résultat est que les deux ensembles casque/micro ont fini par se détacher au bout de quelques jours. Un nouveau serrage un peu plus ferme a permis de tenir plus d’une semaine. Il faut cependant régulièrement les replacer et les resserer. Mais cette remarque n’est valable que pour les modèles de casques que nous avons utilisé, il est possible que pour d’autres modèles de casques cela tienne mieux (mais aussi moins bien). Toute la partie câble et écouteurs n’a pas bougé d’un poil. Les écouteurs se fixent par du velcro sur un support autocollant, mais à la longue (par exemple mon Scala Rider d’origine) le collant ne tient plus trop bien. Une autre solution consiste à coincer les écouteurs dans les replis du casque, mais cela dépend évidemment de la structure de celui-ci.

Prix de l’ensemble complet : 279 € TTC

Les plus :

  • Autonomie exemplaire
  • Design sympa et discret
  • Installation très facile

Les moins :

  • Mode talkie automatique à fonctionnement aléatoire
  • Puissance à l’écoute un peu faible en mode talkie-walkie
  • Besoin de refixer l’ensemble de temps en temps

Idées d’améliorations :

  • Pairage téléphone avec le casque/micro du passager
  • Ecoute du GPS aussi dans le casque passager
  • Tuner FM dans chacun des ensembles casque/micro
  • Charge directement en 12V ou adaptateur 9/12V